Analyse des résultats

Tout d'abord, toutes les professionnelles que j'ai pu côtoyer se sentent concernées par l'allaitement maternel.

Les auxiliaires de puériculture que j'ai rencontrée m'ont toutes dit qu'elles avaient eu une formation suffisante sur l'allaitement maternel durant leurs études mais qu'elles ont surtout appris dans les services pendant leurs stages puis dans le service où elles travaillent, car chaque service à ses méthodes en fonction du pédiatre. Elles reconnaissent qu'il n'y a pas de formation au sein même de l'établissement où elles exercent et qu'elles ne donnent pas forcément toutes les mêmes conseils et la différence est en particulier dû aux équipes (équipe du matin, de l'après-midi et de nuit). En ce qui concerne l'infirmière, elle dit que l'enseignement apporté est quasi nul et qu'elle a appris sur le tas avec différentes personnes. Elles sont conscientes qu'une formation au sein même de l'établissement et pour l'ensemble du personnel de la maternité leur serait bénéfique pour conseiller et aider les mamans.

D'autre part il ressort également une inégalité entre les soignantes sur le temps qu'elle consacre à une première mise au sein ; Cela va de dix minutes à trente minutes. Cette différence s'explique selon deux auxiliaires par le temps d'exercice c'est à dire que les jeunes diplômées, peut être plus motivées, passent plus de temps auprès de la mères et de son bébé par rapport à une " ancienne " qui travaille dans la maternité depuis vingt ou trente ans. Il y a aussi le fait d'avoir allaité ces enfants ou pas, car les soignantes qui ont allaité leur bébé savent qu'il faut du temps pour la première mise au sein. Une inégalité similaire ressort sur l'information lors de la première mise au sein.

Toutes m'ont aussi dit qu'elles manquaient trop souvent de temps pour aider les mères ayant des difficultés. Pour les problèmes de crevasse ou d'engorgement elles savent donner les bons conseils, mais elles se disent plus en soucis lorsqu'il s'agit d'un bébé qui ne veut pas téter ou si la mère se sent incapable et hésite pour quelconques raisons.

Par ailleurs, dans les deux établissements il n'y a jamais de rencontre prévue entre les mères pour discuter de leur allaitement et répondre si besoins à leurs questions en groupe.

Enfin, dans les deux maternités où je suis allée, il apparaît que le manque d'information sur les associations est évident car aucune des personnes que j'ai rencontrées ne donnaient de numéro de téléphone à la maman avant sa sortie au cas où elle aurait un problème lors de son retour à domicile ou même dans les mois qui suivent puisqu'elles ignorent leurs existences. Elles m'ont avoué ne pas avoir de numéro de téléphone ou adresses d'associations. Par contre la maman sait qu'elle peut appeler la maternité quand elle le désir pour poser des questions en cas de difficultés.

Deux auxiliaires et l'infirmière m'informent que le suivi après la maternité est inexistant.