| Et si c'était la mère à boire !!! mémoire sur l'allaitement maternel | ||
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Mon analyse se porte sur les réponses communes à ces entretiens et sur mon expérience en maternité ainsi que les deux cas concrets qui ont été développés précédemment.
La décision d'allaiter est souvent influencée par la famille (surtout le père et la grand-mère maternelle), les amis et les coutumes de son milieu social, plus que par les considérations d'ordre nutritionnel et psychologique.
Tout d'abord plus les femmes font un choix tardif en ce qui concerne le mode d'alimentation de leur futur bébé, moins elles choisissent d'allaiter. La mère qui décide de nourrir son enfant au sein au moment de l'accouchement seulement, sans préparation prénatale ou sans le soutien de son conjoint ou d'autres membres de la famille, éprouvera peut être certaines difficultés.
Ensuite plus la décision d'allaitement est prise tôt par la mère, plus le couple à le temps de s'y préparé en s'informant et donc plus longue est la durée de celui-ci.
Les mères qui allaitent au sein se disent souvent déçues du manque d'encouragement, de soutien et d'informations pratiques de la part des infirmières. Peu de femmes ont été informées sur l'allaitement maternel lors des cours de préparation à l'accouchement. Et lorsque le sujet a été abordé bien souvent les informations ont été controversées à la maternité. Sur les deux établissements où j'ai effectué mes entretiens l'un ne donne plus de cours de préparation à l'accouchement et l'autre a annulé les cours sur l'alimentation du nouveau-né. Pourtant il est important de parler de l'allaitement maternel lors des cours de préparation à l'accouchement pour que le couple ait le temps de se positionner sur leur choix.
La première mise au sein, surtout s'il s'agit d'une primipare, doit être précoce si possible en salle d'accouchement avec une personne " compétente " au niveau de l'allaitement. Cela est capital pour la suite d'allaitement car ça permet de rassurer la maman et de rectifier les mauvaises positions. Cette mise au sein précoce est faite que dans un des deux établissements et seulement quand le temps est présent et l'effectif au complet, au dire de la sage-femme que j'ai rencontré.
Les mères sont souvent déroutée par une incohérence des informations venant du personnel soignant.
De plus les mères ne se sentent pas vraiment soutenues et aidées pour les tétées. Parfois même le personnel leur propose ou leur conseille de compléter les tétées par des biberons sous prétexte qu'elles n'ont pas assez de lait ou que le bébé n'a pas suffisamment grossit.
Le plus souvent, en maternité, la première nuit après leur accouchement les mamans n'ont pas leur bébé à leur coté, on leur dit qu'elles doivent se reposer. Dans les deux maternités si la maman ne dit pas qu'elle désire avoir son bébé près d'elle alors il est systématique que le nouveau-né passe sa première nuit dans la nurserie même si la mère allaite.
Le personnel prend le bébé et lui donne des biberons pendant la nuit pour ne pas réveiller la maman. Cela contribue évidemment à la confusion sein-tétine.
Au cours d'une réunion organisé par la Leche League une future maman enceinte de huit mois m'a rapporté que lors d'une séance de préparation à l'accouchement les soignants ont prévenu les futures mères qu'elles n'auront pas leur bébé à leur coté la première nuit et que c'était comme ça. Cette dame à donc demandé à une sage-femme présente ce qu'elle devait faire pour avoir son bébé avec elle la première nuit et celle-ci lui a conseillée de formuler sa demande par écrit et de l'adresser à son obstétricien afin d'être plus ou moins certaine que son désir sera entendu. Personnellement cette réponse m'a bouleversée car cela me semble dramatique, de devoir écrire une lettre à son médecin pour être sûre de pouvoir allaiter son enfant, à quelle époque sommes-nous ? La liberté n'est plus respectée si l'on doit en arriver là !
J'ai pu remarquer à de nombreuses occasions que les mères qui allaitent ont toujours une période d'hésitation.
Ai-je fait le bon choix ?
Vais-je pouvoir faire face aux difficultés accompagnant l'allaitement ?
Est-ce que je vais supporter cette douleur encore longtemps ?
Mes seins vont-ils rester aussi gros pendant toute la période où je vais allaiter ?
Comment vais-je faire si je sors à l'extérieur ?
De multiples questions alors se posent !
Le rôle de l'infirmière est d'être, notamment, présente à ce moment précis afin d'écouter et de répondre à la maman, de la rassurer et de la soutenir dans son choix.
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